Questions fréquentes

Mon huile végétale est fraîche, pourtant j’y vois des dépôts troubles

C’est une preuve de qualité ! Ces dépôts se constatent dans les huiles vierges obtenues par première pression à froid. Cette technique produit de l’huile mais aussi des résidus que le presseur tâche d’éliminer en filtrant l’huile au filtre à papier.

Mais ces résidus, appelés aussi téguments, peuvent subsister dans l’huile en très faibles quantités. En cas de changements de température, ces résidus amplifient autour d’eux un phénomène parfaitement naturel de cristallisation.

Ces dépôts sont donc une preuve de qualité car ils ne se vérifient que dans les huiles vierges de première pression à froid. Il ne s’agit en aucun cas de champignons.

Contentez-vous de stocker l’huile à température ambiante douce et, si nécessaire, filtrez-la au filtre à papier.

 

Une huile végétale obtenue par extraction au CO2, est-ce bien naturel ?

Cette méthode d’extraction est aussi « propre » que la première pression à froid mais son rendement est très largement supérieur. Dès lors, on y a recours dans les cas suivants :

  • Quand le rendement de la première pression à froid est très faible : c’est le cas, par exemple des baies d’argousier

  • Quand l’offre de matière végétale est faible : c’est le cas, par exemple, de l’huile de germes de blé bio ; les germes de blé de qualité biologique étant rares, il est intéressant d’obtenir un maximum d’huile au départ de peu de matière disponible.

Attention : le rendement de l’extraction par CO2 étant élevé, l’huile obtenue est plus concentrée en principes actifs ; elle est plus chère mais il faut en utiliser beaucoup moins ! Pensez par exemple à l’huile de son de riz obtenue par cette technique.

 

L’arôme de mon hydrolat est inattendu : a-t-il tourné ?

Les hydrolats sont des sous-produits de la distillation des plantes aromatiques à la vapeur d’eau. Il est possible, mais assez rare, que l’arôme de l’hydrolat soit proche de celui de la plante aromatique elle-même et de son huile essentielle pure. La plupart du temps, l’arôme de l’hydrolat est riche, spécifique de ce produit et très différent, voir inattendu. Pourquoi ? Par le phénomène de la distillation, l’eau ne va recueillir que les molécules aromatiques qui se lient facilement à elle, dites hydrophiles. D’autres molécules, dites lipophiles, ne se retrouveront pas dans l’eau. On trouve aussi dans l’hydrolat des molécules absentes de l’huile essentielle elle-même, comme des acides. Le paysage moléculaire de l’hydrolat est complexe et original, ce qui fait que l’hydrolat n’est en rien une forme très diluée de l’huile essentielle. Ne vous attendez pas, par exemple, à ce que votre hydrolat de fleur d’oranger exprime une odeur florale qui vous fera chavirer ! La nuance florale est présente, mais bien d’autres aussi. Cette richesse moléculaire est la preuve que votre hydrolat est une substance vivante et donc active.

 

Pourquoi ne trouve-t-on pas autant d’hydrolats que d’huiles essentielles ?

Si les huiles essentielles nous viennent du monde entier sans que cela ne compromette en rien leurs performances de conservation, nous avons tout intérêt à faire venir les hydrolats des pays proches, ceux du continent européen en l’occurrence. Faute de quoi, l’hydrolat sera fragilisé par des temps de transport trop longs et par de fortes variations de température durant le voyage. Il n’est pas vraiment nécessaire de faire venir de l’hydrolat de tea tree d’Australie alors que son monoterpénol caractéristiques, le terpinène-4-ol, se retrouve en abondance dans les hydrolats de thym à thujanol, de laurier noble ou encore de genévrier.


Qu’en est-il de la date limite d’utilisation des hydrolats bio ?

Bioflore achète et vend ses hydrolats aromatiques à un rythme très régulier.  Les dates « best before » que nous indiquons sur les étiquettes se réfèrent à une date limite pour une utilisation optimale. Pour déterminer la date en question, nous nous basons, outre sur la date de distillation, sur les observations que nous faisons depuis de nombreuses années. La composition chimique de l’hydrolat et son pH nous donnent également des renseignements précieux. Selon l’espèce botanique, nous décidons de dates variant généralement de 6 mois à 2 ans. Sans conservateurs ajoutés, nos hydrolats sont des substances vivantes que nous recommandons de consommer dans un délai raisonnable ; si vous envisagez un délai de consommation prolongé, nous vous conseillons de prendre les précautions nécessaires de conservation : voir ce point ailleurs dans la rubrique FAQ. Cette politique de totale transparence nous semble de loin préférable à celle qui consisterait à affecter des dates limites lointaines dans la seule intention de « rassurer le consommateur » sans autre information ni prévention.

Dois-je conserver mon hydrolat au frigo ?

Si vous l’utilisez avec régularité, ce n’est pas une nécessité. Si vous l’utilisez de temps à autre, le mettre au frigo est une sage précaution.

 

Comment prolonger la vie de mon hydrolat ?

Une solution peu invasive consiste à refiltrer votre hydrolat au filtre à café non blanchi ; auparavant, on aura pris la précaution de stériliser le filtre, par exemple en le mettant au micro-ondes durant 2 secondes, ou en l’humectant d’un peu d’alcool. Et si on veut ajouter un conservateur ? L’alcool éthylique est un choix acceptable en fonction du pH de l’hydrolat. L’extrait de pépins de pamplemousse peut changer le pH de l’hydrolat et est assez amer; préférer par conséquent une version sans amertume et bio (les pamplemousses sont fortement traités) ; ce type de conservateur permet tous les usages. Si votre hydrolat ne convient qu’aux usages cosmétiques (bleuet, hamamélis…), vous pouvez y  incorporer un conservateur de type « Cosgard », admis par les cahiers de charge de la cosmétique bio. La dose recommandée est de 0,6 % du volume. Si votre hydrolat est destiné à plusieurs usages, et spécifiquement à l’usage interne, on recommande un mélange de benzoate de sodium et d’acide citrique.

Pourquoi les hydrolats de Bioflore sont-ils conservés dans de l’alu ?

La matière du contenant est un problème délicat. Voici les conclusions que nous avons tirées :

  • Le plastique souple de type PVC doit être proscrit : effets cancérigènes ou perturbateurs endocriniens).

  • Le plastique rigide de type PET-1 a ses limites : on déconseille son usage et, à défaut, on déconseille de réutiliser la bouteille après le premier usage : il est préférable de la mettre au recyclage.

  • Le plastique rigide de type PET-7 est déconseillé pour au moins une bonne raison : il n’est pas recyclable.

  • Le verre est une matière appréciée mais fragile et lourde. Sur le long terme, des transferts sont possibles avec un liquide plutôt acide… ce qui est le cas de la majorité des hydrolats.

  • Une solution acceptable est offerte par des bouteilles en aluminium, matériau léger, solide et permettant des réutilisations successives. L’hydrolat n’est pas en contact avec l’alu mais avec une résine garantie « sans bisphénol A ».

 

On dit que les huiles essentielles provoquent des allergies : est-ce vrai ?

Certaines huiles essentielles contiennent des molécules qui sont des allergènes potentiels. On parle d’un phénomène de sensibilisation. Les huiles essentielles contenant une foule de molécules, la réalité est forcément plus nuancée :

  • Que le terrain de la personne soit prédisposé ou non, une sensibilisation à certaines huiles essentielles ne se manifestera pas nécessairement

  • Dans ce phénomène, il existe un effet de seuil manifeste : la sensibilisation ne se manifeste jamais après un premier usage, mais à la suite d’applications ininterrompues d’huiles essentielles insuffisamment diluées

  • La cause exacte de la sensibilisation n’est pas toujours facile à déterminer ; les sensibilisations croisées ne sont pas rares : interaction avec d’autres huiles essentielles et, surtout, interaction avec d’autres substances en contact avec la peau (parfums, cosmétiques…) ou présents dans l’environnement (parfums d’ambiance, polluants…)

  • N’en doutons pas un seul instant : si nous nous trouvons en état de vulnérabilité (émotionnelle, nerveuse, immunitaire…), le risque de sensibilisation s’en trouvera accru.

 

Dois-je conserver mon gel d’aloe vera au frigo ?

Le gel d’aloe vera Bioflore contient des conservateurs reconnus par la cosmétique « bio » et « slow ». Le label Ecogarantie en atteste. De plus, nous avons choisi de conditionner notre gel en pot « airless », ce qui a le double avantage d’empêcher la contamination du produit par les mains et de réduire les effets de l’oxydation. Une conservation au frais et à l’abri de la lumière suffit. Si vous utilisez votre gel de manière très ponctuelle, vous pouvez le conserver au frigo.

 

« Votre huile d’argan a une odeur que je trouve désagréable. Est-elle rance ? »

L’huile végétale d’argan vierge et de première pression à froid exprime un arôme caractéristique, un peu âpre, qui sera apprécié ou non mais qui est la preuve que votre huile est la plus authentique possible. Lorsque son odeur est quasi inexistante, il est presque certain que votre huile a été désodorisée : cela devrait figurer sur l’étiquette, bien que certains « oublis » soient possibles. Lorsque l’odeur est très agréable, proche de celle de la noisette, votre huile d’argan a été torréfiée pour en faciliter l’usage interne mais, attention, l’huile d’argan torréfiée ne se prête pas à l’usage cosmétique : dans ce cas également, l’étiquette doit le mentionner. L’huile végétale d’argan vierge et de première pression, le choix de Bioflore, convient à tous les usages.